Galerie de Botanique

La longueur de ses rayonnages donne le vertige… Dans le secret du plus vieil et plus grand herbier du monde, huit millions de spécimens témoignent de l’incroyable diversité du végétal et de l’évolution des connaissances en botanique. Un trésor modernisé qui s’ouvre désormais au public avec une exposition dédiée.

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Jungle moderne
C’est une petite révolution. Après quatre ans de travaux, menés à terme en 2012, la Galerie accueille désormais les curieux, au rez-de-chaussée. Au cœur d’un espace contemporain, une véritable plongée dans le monde des herbiers et de la botanique s’offre à chacun. Mais, attention, on ne s’enfonce pas dans la nature sans précautions ! Une première zone d’immersion fait donc office de sas, pour acclimater en douceur les explorateurs.

D’illustres guides
Deux grands botanistes, Michel Adanson et Antoine-Laurent de Jussieu, veillent sur l’espace suivant… et ses objets de collection ! Une tranche de séquoia, d’un diamètre de 2,7 mètres, trône ainsi en souveraine sur la plateforme du grand hall, entourée de ses "sujets" : des spécimens d’herbiers, de graines, de fruits et de bois rapportés des 4 coins du monde. C’est le moment de découvrir l’incroyable valeur scientifique et patrimoniale de l’Herbier national, hébergé par la Galerie de Botanique, et le rôle essentiel des végétaux sur la planète.

Les mains dans la terre, la tête sous l’eau
Derrière les collections, les hommes. Il faut du temps et de la patience pour amasser les quelque huit millions de spécimens de l'Herbier national ! Les plus anciens ont l’âge respectable de… 450 ans et proviennent pour beaucoup de contrées lointaines. Dans le troisième espace, des photos, vidéos, objets et interviews dévoilent les secrets de la récolte et de la préparation des plantes, sur le terrain. Une passion qui peut conduire loin, jusque dans les fonds marins, à la recherche des algues.

Par-delà les collections
L’étude des végétaux n’est pas qu’un simple archivage. Elle conduit à des applications très concrètes, dans des domaines divers : pharmacopée, cosmétique, médecine, chimie, industrie… La dernière partie de l’exposition de botanique met ainsi en lumière les différents aspects de la discipline, grâce à trois temps forts : la vitrine des graines, les dix "grandes fenêtres" — consacrées aux serres, à la recherche scientifique, aux voyageurs naturalistes — et, enfin, la grande vitrine, où sont notamment évoqués les rapports entre les plantes et la chimie, les plantes alimentaires, l’illustration et la classification botaniques.

Toute belle, toute neuve
La création d’un espace d’exposition n’est pas la seule transformation qu’a connue la Galerie de Botanique depuis ses débuts. Érigé de 1930 à 1935, son bâtiment, classé Monument historique, a bénéficié, entre 2008 et 2012, d’un important travail de rénovation et de modernisation. L’objectif : accueillir de manière optimale l’Herbier national, les laboratoires de recherche et les collections documentaires (périodiques, monographies, estampes…).

Botanique high-tech
En parallèle, près de 6 millions de planches d’herbiers ont été numérisés. Le but ? Les rendre accessibles à tous, en constituant une base de données. Une tâche titanesque, à laquelle chacun des nombreux "herbonautes" prend part. Le site internet herbonautes.mnhn.fr permet en effet aux volontaires de renseigner les informations nécessaires après lecture des images. L'Herbier national entre dans le XXIe siècle ; suivez-le donc…

 

Logo de la Fondation de la Maison de la Chimie

L'exposition permanente de la Galerie de Botanique a bénéficié du soutien de la Fondation de la Maison de la Chimie.