Jardin des abeilles et des oiseaux

Livré à lui-même pendant plusieurs années, le jardin des abeilles et des oiseaux est devenu un havre de paix pour les volatiles de toutes sortes.

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Du petit labyrinthe au jardin des abeilles et des oiseaux
En 1671, les déblais provenant de la construction de la porte Saint Denis, furent déposés sur les pentes Est du Labyrinthe. Ils contribuèrent à constituer le "petit labyrinthe", initialement appelé "Beau-séjour", dont le niveau d’origine était celui de l’actuel jardin alpin. Planté quelques années plus tard de conifères, dont le fameux Cèdre du Liban (Cedrus libanii), et d’une végétation dite "languedocienne", appréciant plus particulièrement les sols calcaires, il resta ouvert jusqu’en 1988, date à laquelle la rénovation totale du Labyrinthe fut entreprise. Pour limiter les dégâts causés par l’érosion liée au piétinement, il fut alors décidé de fermer une partie du petit labyrinthe. C’est à cet endroit que se situe aujourd’hui le jardin des abeilles et des oiseaux. La sécheresse de l’endroit contraignit en effet les jardiniers à un entretien minimum, permettant au fil des ans à une végétation "spontanée" de se développer. Protégé des visiteurs, ce secteur devint peu à peu le repaire de nombreux oiseaux, qui y trouvent la tranquillité nécessaire à leur bien-être. Chardonnerets, Pouillots véloces et Rougegorges cherchent refuge dans les buissons et nourriture dans les hautes herbes, tandis que Pics épeiches et Grimpereaux des jardins se délectent des insectes xylophages vivant dans les tas de branches mortes.

Un observatoire de la nature
Prenant conscience de cette diversité botanique et faunique, les ornithologues du Muséum décidèrent de créer un site d’observation de la nature. Afin d’améliorer encore les conditions de vie des petits hôtes à plume de ce jardin clos, 340 arbustes et plantes vivaces ont été plantés afin de constituer différents micro-habitats :

  • Prairies : dans les hautes herbes, les sauterelles, coléoptères et autres invertébrés feront le bonheur des oiseaux insectivores tandis que les sentiers, une fois tondus, attireront Merles noirs et Grives à la recherche de vers.
  • Arbres fruitiers : les pommes et autres fruits fourniront de la nourriture pour la mauvaise saison.
  • Arbustes : les insectes et araignées constitueront des mets de choix pour les Rougegorges et autres Troglodytes mignons.
  • Haies : selon les végétaux choisis, elles procureront noix, noisettes ou baies, ainsi que des endroits idéaux pour construire quelques nids confortables.
  • Plantes à fleurs : elles seront des réservoirs de graines et d’insectes pour de nombreux oiseaux.

Des mesures qui inciteront peut-être certains oiseaux qui avaient tendance à déserter le Jardin des Plantes à y revenir, comme le Rougegorge, dont il ne reste plus que quelques couples…

Et les abeilles dans tout ça ? Elles prendront dès ce printemps leurs quartiers dans le jardin des abeilles et des oiseaux, avec la mise en place du futur rucher du Jardin des Plantes.