Au sommet du labyrinthe trône l'une des plus anciennes constructions métalliques au monde : la gloriette de Buffon, édifiée par Verniquet, l'architecte du Grand Amphithéâtre du Muséum.
[Photo Frédéric Dumur/Jean Leborgne | © MNHN]
[Photo Laurent Bessol | © MNHN]
[Photo Maïté Delmas | © MNHN]
Au commencement il n'y avait rien...
La butte du labyrinthe est l'un des
premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal des Plantes médicinales. Son sol sec favorise les végétations méditerranéennes : cèdres, pins, érables, ifs... Bizarre caprice géologique ? Pas exactement, car l'éminence qui se dresse là n'a rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l'accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale ! Au XVIe siècle, Colbert, le tout-puissant ministre de Louis XIV, fit arracher les vignes qui la couvraient et, un peu plus d'un siècle plus tard, en 1788, Edmé Verniquet érigea un kiosque en l'honneur de Buffon à son sommet. Précédant de 60 ans les oeuvres de Victor Baltard, et de plus d'un siècle les réalisations de Gustave Eiffel, la « Gloriette de Buffon » est l'un des plus anciens édifices métalliques au monde. Constitué d'une armature de fer de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon lui-même, à Montbard, le kiosque comportait des superstructures et des décorations de bronze, cuivre, plomb et or. Un gong solaire dominait l'ensemble. Il sonnait chaque jour à midi, actionné par un marteau déclenché par la rupture d’un fil de crin, remplacé quotidiennement, après que les rayons l’eurent brûlé à travers une loupe.
Malheureusement, l'association des différents métaux transformèrent la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des années 80, l'édifice a retrouvé son aspect originel, à l'exception du gong solaire.
Une tombe, un buste et un poème
En redescendant du labyrinthe, on croise
de nombreux arbres remarquables, tels que l'Érable de Crète (Acer orientalis) rapporté d'Orient par Tournefort en 1702, le Chêne à feuilles de châtaignier (Quercus castaneaefolia), ou le très toxique If européen (Taxus baccata), duquel fut extrait, dans les années 80, l'un des plus puissants anticancéreux découvert au XXe siècle.
Un peu plus loin encore se trouve la tombe de Daubenton, premier directeur en 1793 du tout nouveau Muséum, ainsi qu'un buste de Théodore Monod. Enfin, au pied du Labyrinthe, Nocturne, le poème de Saint-John Perse, est gravé sur trois sculptures de bronze... Saurez-vous les trouver ?
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![Le labyrinthe
<span style= "font-size: 0.8em;">[Photo Frédéric Dumur/Jean Leborgne | © MNHN]</span> labyrinthe](http://www.jardindesplantes.net/sites/jardindesplantes.net/files/labyrinthe2.jpg?1291740250)
![Le labyrinthe
<span style= "font-size: 0.8em;">[Photo Laurent Bessol | © MNHN]</span> labyrinthe](http://www.jardindesplantes.net/sites/jardindesplantes.net/files/labyrinthe.jpg?1291740250)
![Le cèdre du Liban
<span style= "font-size: 0.8em;">[Photo Maïté Delmas | © MNHN]</span> cèdre du liban](http://www.jardindesplantes.net/sites/jardindesplantes.net/files/cedre_liban.jpg?1291740250)

